- Par
- 22 déc. 2025
Chargement
L’Université de Parakou a vibré, le mardi 9 décembre 2025, au rythme de la science et de l’innovation. Le Laboratoire Société-Environnement (LaSEn) a ouvert, à l’amphithéâtre B, un colloque scientifique d’importance majeure consacré aux relations entre environnement, ressources naturelles, sociétés humaines et conflits dans l’espace Golfe de Guinée et du Sahel. L'activité a connu la participation de plusieurs autorités nnotamment des chercheurs, acteurs publics, universitaires et partenaires internationaux.
Aniel DOHA (Stg)
« Environnement, Ressources et Conflits : Comprendre les liens entre populations, exploitation et gestion des ressources naturelles aux frontières du Golfe de Guinée et du Sahel ». C'est le thème qui a fait objet de ce colloque scientifique qui a permis aux participants de croiser leur expertise pour relever les défis d'une région en pleine mutation. Cet événement a été marqué surtout par une avancée historique : la création officielle de l’Observatoire sur les Sociétés et Environnement en Afrique de l’Ouest (Oseao), un dispositif inédit destiné à renforcer la recherche, la prévention des conflits et la gouvernance des ressources dans les zones transfrontalières.
En réunissant chercheurs, décideurs, collectivités et partenaires internationaux, le LaSEn confirme son ambition : devenir un pôle scientifique de référence en Afrique de l’Ouest. La naissance de l’Oseao apparaît ainsi comme un levier majeur pour comprendre les mutations socio-environnementales, prévenir les tensions territoriales et renforcer la paix dans une région stratégique.
Dans son discours d’ouverture, le Directeur du LaSEn, le Professeur Mohamed Nasser Bacco, a rappelé la vocation du Lasen, créé en février 2017, à produire des connaissances utiles sur les interactions entre sociétés, environnements et dynamiques sécuritaires. Fidèle à cette mission, ce laboratoire franchit un nouveau palier avec l’Oseao, né d’un partenariat stratégique avec l’Université de Parakou, l’Université de Kara (Togo), l’Université du Québec à Montréal (Uqam) et plusieurs institutions africaines. « La science au service de la paix, le dialogue au service du développement et la coopération au service des territoires », a résumé le Pr Bacco, soulignant l’importance de cet observatoire dans l’analyse des tensions liées aux ressources naturelles et dans l’éclairage des politiques publiques. D'autant plus, Mohamed Nasser Bacco a rappelé l'objectif de ce colloque. « L’objectif est de nourrir les populations, d’outiller les collectivités et de contribuer à la construction de la paix dans les espaces frontaliers.», a-t-il conclu.
Des participants
Représentant le Recteur de l’Université de Parakou, le Vice-Recteur chargé des affaires académiques, Thierry Adoukonou, a salué « une avancée majeure » face à la complexité croissante des conflits environnementaux et sociaux dans la sous-région. « L’équipe rectorale réaffirme son engagement à soutenir toutes les activités scientifiques de haut niveau qui œuvrent pour le développement durable, la cohésion sociale et la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest », a fait savoir le Vr avant de déclarer officiellement l’ouverture des activités du colloque. La municipalité de Parakou, par la voix du Dr Razack Abdou Mama, a exprimé son intérêt pour des recherches qui touchent directement une ville-carrefour au cœur des dynamiques sahéliennes. De même, la Faculté d’Agronomie, représentée par le Dr Éloï Atakpa, a réaffirmé son engagement à accompagner le LaSEn et l’Oseao pour une gouvernance durable des ressources et une sécurité alimentaire renforcée.
Des participants
Pendant ces deux jours, plus d’une cinquantaine de spécialistes ont médité sur des thèmes cruciaux : cohésion sociale, sécurité alimentaire, gestion des aires protégées, conflits environnementaux, rôle des femmes dans la gouvernance des ressources, et modèles de gestion durable dans les zones frontalières. Une conférence inaugurale, animée par Youssoufou Adam, Directeur général de l’Abegief, a donné le ton en questionnant les modèles de gouvernance possibles pour les espaces transfrontaliers du Bénin.
La cérémonie, marquée par une atmosphère conviviale et mobilisatrice, s’est achevée sur des photos de famille, symbole de deux jours de travaux collectifs dédiés à l’avenir des sociétés africaines et de leurs environnements.